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Andre Sanchez

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INTERVIEW

D’où venez-vous ? Quel est votre parcours artistique/photographique ?

J’ai grandi dans la région bordelaise, je suis autodidacte. J’ai commencé à m’intéresser à la photographie, au graphisme et au collage en 2000 quand je suis arrivé à Paris.
Au départ, faire des collages photographiques numériques était un passe temps. Je découvrais à la fois les possibilités du numérique avec les premiers appareils photo à prix abordable, j’avais acheté un Canon Powershot à 6 mégapixels, et je m’exerçais avec Photoshop.
Petit à petit, mon travail a pris de l’importance, j’ai fait quelques expos et eu mes premières commandes. En même temps, je me suis intéressé de plus en plus à l’art, Paris offrant un choix hors du commun.
Mon travail a acquis une certaine maturité, j’ai développé mon style, je l’ai combiné avec des photos de mode, de l’illustration pour la presse, l’édition, la publicité ou la musique. J’ai eu de belles parutions dans des magazines internationaux, je pense notamment à EYEMAZING magazine. Puis en 2010 j’ai réalisé mon rêve en devenant professionnel.

 

Quelle est la part de la prise de vue dans vos images ?

Elle est importante. La majeure partie de mes images est faites avec mes photos. Au fil des années j’ai développé une banque d’image assez importante. La photographie est la base de mon travail, même si je suis « étiqueté » illustrateur.
J’ai appris la photographie sur le tas, je me souviens encore du désastre de mon premier shooting de mode. Par chance, j’étais entouré de personnes qui avaient confiance en mon travail, j’ai pu renouveler l’expérience avec plus de réussite.

Comment définiriez-vous votre travail ?

On peut appeler ça du Photographisme, un mélange de photos et de graphisme. Ou alors Digital Art, pour un terme plus global, c‘est un peu comme le collage photographique mais de façon numérique.
Le collage photographique est né pratiquement en même temps que la photographie elle même. J’ai récemment vu l’exposition Qui a peur des femmes photographes ? 1839 à 1919 au musée de l’Orangerie. Il y avait tout un tas de collages photographiques exposé.
Parfois mon travail est très proche de l’illustration, parfois plus de la photographie, ça dépend du sujet ou de la demande du client.

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Peu ou pas de N&B dans votre travail, pourquoi ?

Comme j’oscille entre photographie et graphisme, collage, j’ai l’impression que la couleur s’impose d’elle même. Avec le mélange de différentes matières, de plusieurs éléments, ça me paraît évident. C’est vrai que mon travail est très coloré, j’aime bien la combinaison des couleurs, ça offre peut être un peu plus de « magie » dans mes images, plus d’originalité. Mais je vais réfléchir à une série en noir et blanc…

Qu’est ce que la réalité ?

C’est une construction de l'esprit, une production objective et ça peut aussi bien être des objets, que des théories ou des œuvres d’arts. Elle relève du monde de l’imaginaire. Ce même monde de l’imaginaire qui est influencé par nos expériences vécues, et donc variable en fonction de chacun.

Pourquoi Frida Kahlo ? Y a t-il pour vous des points communs entre son travail et le votre ? (si oui, lesquels ?)

Lorsque j’ai découvert le travail de Frida Kahlo, j’ai tout de suite été fasciné. J’ai lu sa biographie, je suis tombé amoureux.
J’ai eu ensuite l’envie de faire une série, comme un « hommage ». J’aime beaucoup cette idée de faire des séries inspirées par des artistes que l’on aime. Je l’ai fait plusieurs fois, avec plus ou moins de réussite. C’est un exercice intéressent et réalisable avec l’outil numérique. Pour le coup, je peux expérimenter ma technique, différentes idées. J’ai essayé de reprendre plus ou moins certains de ses tableaux célèbres et de les recréer  à ma sauce.
Je ne sais pas s’il y a des points communs entre son travail et le mien. Elle faisait beaucoup d’autoportraits, moi non. Après, peut être d’un point de vu analytique ou psychanalytique de mon travail, on peut trouver des points communs, mais je ne pense pas avoir les qualités requise pour pouvoir le dire. Elle disait « peindre sa réalité », peut être que j’en fais autant avec mes compositions numériques.

Quel est le rôle de l’art ?

Je ne pense pas que l’art est un rôle à proprement parler. J’ai récemment lu ceci : «Quand on a demandé à Winston Churchill de couper dans le budget des arts pour l’effort de guerre, il a répondu : Alors pourquoi nous battons-nous ? » A priori, ce n’est pas exactement ce qu’il aurait dit (sic), mais je trouve que ça correspond bien à ce que je pense.

Dans quel contexte a été crée la série sur les insectes, comment l’idée vous est-elle venue ?

J’ai toujours beaucoup aimé les planches d’entomologiste. Le côté suranné quelle véhicule, mais aussi la précision, l’exactitude qui les caractérise. Je trouve ça très esthétique et beau.
En observant un scarabée, j’ai trouvé qu’il ressemblait à une machine, avec sa carapace bien étudiée. J’ai décidé de faire une série, avec différents insectes, et de leur rajouter des petits mécanismes, pour amplifier cette sensation de machine.

Y a t-il des artistes qui vous inspirent ? Si oui, lesquels ?

Les premiers artistes qui m’ont donné envie de faire des images sont Vaughan Oliver, graphiste du label musical anglais 4AD et Dave Mc Kean qui est un artiste écossais, précurseur dans le photomontage sur Photoshop, mais également dessinateur, sculpteur, photographe, illustrateur… Il a fait beaucoup de pochettes de disques, de couvertures de romans, de comics, d’affiches et même des films d’animations. Ces deux artistes ont vraiment été déclencheurs pour moi. Evidement il y en a eu beaucoup d’autres, notamment Peter Greenaway avec des films comme « Le cuisinier, le voleur sa femme et son amant » ou « The Pillow Book », le cinéma est une grande source d’inspiration. J’aime l’esthétique cinématographique, les décors, la lumière, les cadrages, et bien sûr les scénarios anticonformistes.

Si je vous dis dit : photographie argentique à quoi pensez-vous ou à quoi l’associez-vous ?

Je n’ai jamais travaillé en argentique. Tout à commencer pour moi avec le numérique, c’était beaucoup plus rapide et ça fait parti d’un tout : Photoshop, photographie numérique, internet…
Je n’en dénigre pas pour autant l’argentique, bon nombre de photographes que j’admire travaille à l’argentique en grattant leur négatif, je pense à Joël-Peter Witkin par exemple. Peut être qu’un jour, lassé par le numérique, je me mettrais aussi à l’argentique et viendrai gratter mes négatifs pour donner un effet particulier, un peu comme ce que je fais avec certaines images où je rajoute des textures rayés…

Par quelle analogie expliquez-vous la présence des animaux en ville ?

Je rentrais d’un voyage à New York. J’avais été émerveillé par la ville. J’avais fait énormément de photos dans plusieurs quartiers, de long en large, j’avais vraiment eu le coup de foudre. Elle offre une diversité incroyable, on a l’impression d’être dans un décor de film.
Dans l’avion, il y avait le film « L’armée des 12 singes » qui était diffusé. Dans l’histoire, les animaux du zoo de Philadelphie sont libérés et errent dans la ville. J’ai fait le rapprochement avec mes photos de New York, j’ai trouvé que c’était un bon début d’une histoire. La nature, symbolisé par des animaux sauvage, se libère et prend place dans la ville. Il peut y avoir une seconde lecture puisque les humains ne sont pas présent dans cette série, se seraient ils transformé en animaux sauvages ?

Quel est le rôle de l’écriture au sein de vos photos ?

Je trouve que la typographie, habille bien une image. Elle est rare dans une photo, comme dans une peinture d’ailleurs. Elle intervient très peu dans l’image occidentale, alors qu’elle est omniprésente dans celle asiatique.
Je l’utilise beaucoup, j’aime la calligraphie, c’est très élégant et ça donne une touche poétique. Je ne l’utilise pas pour donner un message particulier, mais par pur esthétisme.

Quel lien établissez-vous entre la photographie et la franc-maçonnerie ?

Ma série Weird World emprunte énormément de symbole maçonnique. C’est une série surréaliste, dans laquelle j’ai voulu mettre en parallèle l’hermétisme maçonnique, les mystères ésotériques qu’il véhicule et une imagerie emprunt de rêve et de poésie. C’est très inspiré par les peintres Pop Surréalistes américains. Le Surréalisme renvoie à la notion de l'inconscient, les symboles maçonniques sont là pour renforcer l’idée de mystère, avec encore une fois un coté « vintage » qu’on peut retrouver dans la série des insectes. Depuis très jeune je suis fasciné par ce type de symboles, et des fantasmes qu’ils ont propagés dans la culture. Dans cette série, je me les approprie, je les pose sur mes images, mes créations, les détournes, ne gardant que leur valeur ésotérique. Cela renforce le coté mystérieux de cette série. La réinterprétation est un trait de mon travail. Mon travail est un assemblage de photographies et d'éléments graphiques dont, principalement, de la typographie, des gravures ou des matières généralement scannées. Ce mélange d'éléments, propre à cette technique de collage numérique, se traduit également dans le choix des sujets que je traite. J'aime ce traitement de la matière numérique car il me laisse une grande liberté de création, riche en symbole, et qui me permet également d'exprimer ma vision esthétique de l'image. Je propose donc des compositions dans lesquelles la réalité est décalée et où les dimensions de temps et d'espace sont réinterprétée.

Dans quel but détournez-vous les symboles de l’enfance ?

Je puise énormément d’inspiration de mon enfance, et du monde de l’enfance, même si je n’aime pas trop cette formulation. Nous avons tous été enfant, et cet enfant vie toujours en nous, il se manifeste plus ou moins selon notre personnalité. Encore une fois, je ne pense pas détourner quoi que ce soit, mais plutôt réinterprété. Réinterpréter avec un regard plus adulte, ou alors avec la possibilité de pouvoir et de savoir exprimer des sentiments, des désirs, des émotions de l’enfance. Mince, c’est très analytique ce que je dis, je fais finir par trouver un lien entre mon travail et celui de Frida Kahlo.

Avez-vous été influencé par l’art asiatique ?

J’aime beaucoup l’esthétisme asiatique, le raffinement, la finesse, les couleurs, les lumières. C’est quelque chose que l’on retrouve globalement dans toute forme d’art asiatique, que ce soit la peinture, les estampes, le design, la photographie ou le cinéma. Il y a beaucoup d’artistes asiatiques que j’admire, comme zhang Daqian, Kuniyoshi, Ah Xian, Chen Man, Wong Kar-Wai…

Awards

  • 200 Best Illustrator 2013/2014
  • 200 Best Illustrator 2011/2012
  • Archive Illustrator Unlimited 2012


Exhibitions

  • 2017 : AAF Bruxelles - Belgium
  • 2016 : AAF London - England
  • 2014 : Palais de Tokyo, Paris - France
  • 2013 : Galerie EDITION PHOTO, Paris - France
  • 2012 : AFSH2012, Den Bosch - Netherlands
  • 2011 : AAF London - England
  • 2011 : AAF Bruxelles - Belgium
  • 2010 : AAF Amsterdam - Netherlands
  • 2010 : AFSH2010, Den Bosch - Netherlands
  • 2008 : Galeria Miscelanea, Barcelona - Spain